mercredi 9 avril 2014

Sur les liens entre PHILOSOPHIE et PROBABILITE

INTRODUCTION A LA NOTION DU PROBABLE

Qu’est-ce que le probable ? C’est un état de la connaissance qui qualifie avec subjectivité une opinion. La catégorie du probable se place entre le Vrai et le faux. Il fait aussi référence au calcul de la probabilité qui fait abstraction de ce qui est subjectif. 

I La catégorie du probable prend en charge l’opinion

Le probable nous permet d’éviter le dogmatisme et le scepticisme. En effet, reconnaître qu’il y a du probable nous permet de nous rendre compte que l’on peut se tromper (ce qui réfute le dogmatisme). Mais en admettant que quelque chose est probable, on admet qu’il est possible d’adhérer à un énoncé (ce qui va contre le scepticisme).

Après réflexion, on s’est rendus compte que le probable pouvait être hiérarchisé (si il est issu de l’habitude, d’un individu plus informé ou plus compétent). Comment peut-on raisonner à partir du probable ?

II Le syllogisme dialectique : manière de raisonner avec l’opinion

Pour Aristote, ce qui est probable est ce qui est soutenu de manière universelle, par la majorité et par les élites. 
Nous avons vu que le probable permet de discuter toute thèse. Nous avons exemplifié cela en contredisant la thèse selon laquelle « la patience est une vertu ».



LA NAISSANCE DES PROBABILITÉS AVEC PASCAL

Le problème des parties : une partie de jeu de hasard qui fait intervenir une mise monétaire, s’arrête avant la fin. Comment répartir les gains de manière équitable ?

I Le problème des parties avant Pascal

Pour Pacioli, il faut juste prendre en compte le passé pour répartir la mise. Le problème se résume ainsi à une question de proportionnalité, il ne prend pas en compte ce qui pourrait se passer, c’est-à- dire la probabilité des évènements futurs.

Or le hasard est contraire à l’idée de déterminisme largement répandue par la religion chrétienne.

II La mathématisation du problème des parties par les probabilités

Mais à la Renaissance, on assiste à la généralisation des jeux de hasard. On doit donc commencer à légiférer pour résoudre le problème des parties.

Les probabilités doivent permettre l’équité, c’est-à-dire la justice ayant égard aux circonstances particulières et à l’esprit de la Loi.

Dans sa lettre à Pierre de Fermat, Pascal répond aux problèmes des parties en prenant à la fois en compte le passé mais aussi le futur. C’est ainsi qu’il fait intervenir une nouvelle notion mathématique, celle des probabilités :

" Néanmoins, dans la vie de tous les jours, nos choix ne sont pas toujours purement rationnels (basés sur un calcul mathématique de probabilité). Certaines personnes sont risquophiles tandis que d’autres, risquophobes. Dans les deux cas, les décisions de ces personnes risquent d’être en contradiction avec le calcul mathématique."