INTRODUCTION A LA NOTION DU PROBABLE
Qu’est-ce que le probable ? C’est un état de la
connaissance qui qualifie avec subjectivité une opinion. La catégorie du
probable se place entre le Vrai et le faux. Il fait aussi référence au calcul
de la probabilité qui fait abstraction de ce qui est subjectif.
I La catégorie du probable prend en charge l’opinion
Le probable nous permet d’éviter le dogmatisme et le
scepticisme. En effet, reconnaître qu’il y a du probable nous permet de nous
rendre compte que l’on peut se tromper (ce qui réfute le dogmatisme). Mais en
admettant que quelque chose est probable, on admet qu’il est possible d’adhérer
à un énoncé (ce qui va contre le scepticisme).
Après réflexion, on s’est rendus compte que le probable
pouvait être hiérarchisé (si il est issu de l’habitude, d’un individu plus
informé ou plus compétent). Comment peut-on raisonner à partir du probable ?
II Le syllogisme dialectique : manière de
raisonner avec l’opinion
Pour Aristote, ce qui est probable est ce qui est
soutenu de manière universelle, par la majorité et par les élites.
Nous avons vu que le probable permet de discuter toute thèse.
Nous avons exemplifié cela en contredisant la thèse selon laquelle « la
patience est une vertu ».
LA NAISSANCE DES PROBABILITÉS AVEC PASCAL
Le problème des parties : une partie de jeu de hasard
qui fait intervenir une mise monétaire, s’arrête avant la fin. Comment répartir
les gains de manière équitable ?
I Le problème des parties avant Pascal
Pour Pacioli, il faut juste prendre en compte le passé pour
répartir la mise. Le problème se résume ainsi à une question de
proportionnalité, il ne prend pas en compte ce qui pourrait se passer, c’est-à-
dire la probabilité des évènements futurs.
Or le hasard est contraire à l’idée de déterminisme largement
répandue par la religion chrétienne.
II La mathématisation du problème des parties par les
probabilités
Mais à la Renaissance, on assiste à la généralisation des
jeux de hasard. On doit donc commencer à légiférer pour résoudre le problème
des parties.
Les probabilités doivent permettre l’équité, c’est-à-dire la
justice ayant égard aux circonstances particulières et à l’esprit de la Loi.
Dans sa lettre à Pierre de Fermat, Pascal répond aux
problèmes des parties en prenant à la fois en compte le passé mais aussi le
futur. C’est ainsi qu’il fait intervenir une nouvelle notion mathématique,
celle des probabilités :
" Néanmoins, dans la vie de tous les jours, nos choix ne sont
pas toujours purement rationnels (basés sur un calcul mathématique de
probabilité). Certaines personnes sont risquophiles tandis que d’autres,
risquophobes. Dans les deux cas, les décisions de ces personnes risquent d’être
en contradiction avec le calcul mathématique."
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